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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 00:34
PARDON JE VAIS TRES CERTAINEMENT PLOMBER L'AMBIANCE, MAIS CHEZ MOI AUSSI MES "MOI" FONT UN PEU DES LEURS ET L'UN DE CES "MOI" avait subrepticement pris le dessus il y a peu, et m'a inspiré cela...

Mais ne vous inquiétez pas trop, j'avais juste besoin de l'écrire,  mais ça va pour moi....




(Elle adorait piquer les bouts de calcium et vitamines reconstitués en forme d'os que l'on donne aux boubous pour entretenir leur dentition et leur santé)




Il y a quelques temps dans un article précédent, j'avais réalisé un premier hommage à Ava, la petite chienne de mes parents qui nous a quitté en juillet dernier... Cela fera un an tout juste à la fin de la semaine. Un hommage réalisé à travers un texte poétique que j'avais réalisé pour un autre toutou que j'avais bien connu, et que j'ai adapté pour elle..

Et puis j'avais dit que je lui rendrait un autre petit hommage...

Je n'arrive toujours pas à m'y faire, mais en regardant quelques photos, j'ai eu un besoin quasi incontrôlable de parler d'elle. De lui dire que non, ni moi, ni mes parents, ni tous ceux qui l'ont connue ne l'oublient un instant...

Et que si elle ne souffre plus, nous, on a encore mal...un peu, ou beaucoup. Parfois.  On me dira que c'est bête de souffrir autant pour un chien...
Mais impossible pour moi de raisonner ainsi. Cet être là, même animal, a transformé un peu de ma vie et des mes pensées...


Je souhaitais quand même raconter un peu de son histoire, pas anodine, qui nous a un peu transformés... Ou plutôt qui a fait ressortir des choses merveilleuses en nous, pour elle... pour ce petit bout de chien incroyable...





SI tu savais tout ce que tu as pu nous apprendre, en si peu de temps, sur la vie, sur la mort, sur toi et sur nous-mêmes, Ava...
Et si tu savais tout ce que l'on aurait encore aimé te montrer sur la vie, l'amour...

Et l'on t'aime, toi, notre étoile flamboyante, notre lumière, notre Angelot...


Voici quelques mots de plus qui sont nés dans mes yeux en apercevant ta photo, qui se sont ensuite hissés jusqu'à mon coeur, se sont formulés dans mon esprit, et se sont échappés de ma bouche pour tenter de parvenir jusqu'à toi...

 


Aviva, NOTRE AVA....

Nous avions bien remarqué que tes anciens maîtres t'avaient donné ce nom qui semblait un peu bizarre à nos oreilles, mais nous avons songé bien plus tard qu'il s'agissait du nom d'une assurance-vie, ou plutôt d'une assurance "prévoyance, décès"... (pardon pour la publicité, mais c'est une réalité)... Triste ironie, triste coïncidence...



Mais pour nous tu es et restes, la petite Ava...
 Celle qui a déboulé dans nos vies non pas comme un cheveu sur la soupe, mais comme un magnifique présent de Noël , puisque tu as fait irruption en décembre 2006, du haut de tes "un an".  TU n'étais pas un de ces cadeaux de Noël que des irresponsables font parfois à leurs mômes ou à leurs amis, comme ils offrent un bien matériel, sans se soucier un instant des conséquences d'un tel "cadeau". TU as pourtant été un présent un peu inattendu et si merveilleux, que mon père, malade, mais généreux, s'est empressé de faire sien... Mais nous voulions tous très vite nous faire aimer de toi...
Lorsque nous t'avons accueillie, tu étais un petit être apeuré, mais il ne t'a pas fallu très longtemps pour nous adopter... nous, c'était mes parents bien sûr, mais aussi nous tous, la tribu issu du Pech de Boubouland (deux humains et leurs trois amis canins entre autres)... TU t'es vite épanouie en découvrant les plaisirs immenses des bons petits repas très équilibrés cuisinés par nos soins, les joies de balades en voiture, ici et là, ainsi que les nombreuses heures passées à jouer avec les Aventurieurs du Pech de BOubouland... car pour toi et pour eux, tout ou à peu près tout devenait une aire de jeu qui nous remplissait de joie... Parmi d'autres plaisirs, celui de piquer le doudou de Sasha (à tel point que nous avions fini par t'en donner un, que tu as encore et toujours auprès de toi, trace inestimable de ton passage auprès de nous, en espérant qu'il te combe encore peut-être quelque part), de mâcher les gros os (spécialement destinés à nettoyer la planque dentaire de nos amis canins, mais qui devenait un objet de convoitise absolu pour cinq bouledogues en plein délire), mais aussi de machouiller les membres (pattes, babines, oreilles, flancs charnus) de tes petits camarades de jeux... Et quand tes camarades capitulaient, il te restait encore de la volonté pour machouiller nos doigts, avec ta jolie petite dentition (entretenue grâce à tous ces os spéciaux que tu aimais tant). CHacune de tes poses était à croquer.... Surtout quand, épuisée à force de jeux et de bon repas, tu tombais de sommeil sur les fauteuils, les yeux mi-clos... et déjà des ronflement s'échappaient de ton adorable petit corps (qui, avant que nous découvrirons ta souffrance, nous apparaissait si frêl et bien portant à la fois=...
Tu étais une source d'émerveillement incroyable et constant...

Et parfois, il fallait aussi te rassurer, lorsqu'un bruit, une attitude, une voix épaisse, un geste vif, te ramenaient à ton passé... Alors, nos paroles et nos caresses rassurantes suffisaient à te rappeler qu'avec nous, tu étais désormais en sécurité, dans un joli petit endroit où tu pouvais t'abreuver d'affection, d'attentions... Alors ton regard apaisé, ta face sereine nous indiquait que tu le savais bien. Tu savais que nous étions là pour t'offrir le meilleur... Ce meilleur qui t'avait peut-être échappé au départ... Et si notre tendresse ne suffisait pas, les bouledogues et tous les autres êtres habitant nos demeures étaient là pour te réconforter, de tranquilliser, de montrer que, comme tous les autres ici, tu étais un être unique, une souveraine dans les coeurs.

Durant un peu plus d'un an, nous avons partagé un nombre incalculable d'heures de liesse (de jeux, de paresse, de gourmandise, de roublardise, de rire, d'émois divers) en t'observant, en te caressant, en t'offrant, et aussi et surtout en recevant de toi tout cet amour...







Je n'ai pas compris ce qu'à dit le vétérinaire en mars 2008. Je n'ai vraiment pas saisi la portée de ses mots... cela faisait quelques fois que l'on t'emmenait le voir, car tu avais quelques soucis de digestion... Mais le fait qu'on ne connaisse que peu ton passé nous avait amené à penser que tu étais simplement fragile des intestins. Et qu'il faudrait simplement te trouver la meilleure alimentation possible.
Mais je n'ai vraiment pas pu entendre, comprendre, voir, savoir tout ce que disait le vétérinaire ce jour où il a parlé de foie trop gros, de rate anormale, et d'échographie anormale, inquiétante... J'aurais dû deviner en voyant sa moue, et en le découvrant en train de chercher ses mots, lui qui savait expliquer les choses...
Je ne me suis pas inquiétée outre mesure, tout au fond de moi, quand il a proposé de faire un examen pour ton petit coeur... Sasha avait eu le même examen , pour d'autres symptômes et d'autres raisons que les tiennes, mais son résultat avait été bon... ALors je me disais que ton résultat serait forcément relativement bon. Ou plutôt qu'il existait un moyen de t'aider à vivre le plus normalement possible. Je voyais ma mère, ta maîtresse d'adoption, pour qui l'univers s'écroulait un peu... Pour qui l'univers commençait à s'ébrécher... Quant à moi j'attendais simplement que ce cardiologue que tu devais rencontrer nous donne LA solution que l'on attendait. La recette, le traitement miracle pour que tu puisses avoir une belle et longue vie, même si, pensais-je il te faudrait peut-être un peu moins jouer...

 

Le gentil cardiologue, qui t'a trouvée belle avec tes "oreilles de chauve souris", lui non plus ne nous a rien caché, ne nous a pas menti... Dans un jargon d'abord très médical et technique, puis en des termes plus compréhensibles pour nous, pauvres âmes en déroute, il a confirmé l'effroyable.
Si tu n'étais pas restée avec tes premiers maîtres, il y a fort à parier que c'est parce qu'ils avaient appris eux aussi (mais bien plus tôt que nous) que tu souffrais d'une dysplasie tricuspide congénitale, en voie de décompensation.
Une malformation cardiaque de naissance, qui faisait que ta santé se dégradait au fil du temps, et que ton frêle petit corps avait parfois un peu de mal à compenser... Je me suis alors beaucoup renseigné, des heures durant, pour tenter de savoir si, l'impossible pouvait devenir réel, si l'on pouvait te sauver d'un bien triste destin.
Mais voilà, d'opération de ce genre pour un animal il n'en existe pas. TOut juste des protocoles expérimentaux, bien trop rares, et pas vraiment chez nous. Pourtant, tu sais bien je l'espère, tout ce que nous aurions fait pour toi, si seulement l'impossible n'était qu'une vague notion inexistante.



Les quatre mois qui ont suivi furent très divers... Aux rires succédaient les inquiétudes, aux larmes succédaient les étonnements, les plaisirs, puis les angoisses, la douleur, les petits bonheurs éphémères et pourtant si magiques... où à l'inverses les grandes interrogations, les doutes, les craintes... puis de nouveau les moments si tendres, incroyables, uniques...

Plus nous te voyions revigorée grâce à des traitements censés t'aider dans les phases les moins critiques dans l'évolution de ta maladie, plus nos espoirs fous d'une guérison miracle s'ancraient en nous... On ne pouvait pas se dire, dans ces moments là, que ce n'était qu'un leurre... Alors on faisait en sorte que ce "leurre" dure, pour toi, et un peu pour nous aussi...



Mais la réalité, avec son lot de coups de poignards, pointait parfois déjà le bout de sa vilaine face, à certaines heures, quand on sentait que tu t'épuisais plus vite que les autres. Quand tu buvais beaucoup, à cause de tes médicaments. QUand tu ne sautais plus... QUand tu avais certains regards...
ALors on se disait juste, quand on le pouvait "mieux vaut te laisser te reposer, tu iras mieux tout à l'heure. Ou demain. Mais tu iras mieux, c'est certain. " Et l'on essayait de se préparer. Mais je ne vais apprendre à personne que l'on ne se prépare jamais vraiment à ça... A laisser partir un être cher. A accepter. Non.

Je ne peux davantage revenir sur ces moments difficiles, sur cette dernière journée où nous avons ressenti toute la palette d'émotion, la plus large humainement possible, en quelques heures.

Je ne reviendrai pas, je ne peux toujours pas, sur cette décision qui reste atroce. Même si on me dit qu'elle est généreuse, un acte d'amour. L'amour, c'était tout le temps que l'on t'a connu. Il reste encore au delà de ces jours, mais que l'amour fut dur et cruel ce jour là, 19 juillet 2008.

Je te redis à nouveau je t'aime, merci, tu me manques, et pardon, aussi.

Tu es à jamais un trésor, un joyau pur remplir d'amour, de force, un éclat éternel, une étoile qui a filé mais ne s'est pas totalement éteinte. TU brilles toujours autant en nous. TU es une rencontre formidable et bouleversante, comme on en fait si peu... TU es tant encore...


Et j'interdis, je maudis, ceux qui ont, même seulement pensé que tu n'étais "qu'un chien".




Ava, chien dans nos coeurs, princesse du petit Royaume du Pech de Boubouland, reine éternelle, compagnone d'un bout de vie si cher à mon coeur, je t'aime tendrement...

De tout le BOubouland, reçois nos pensées pleines d'amour, de peines, de joie, et de bien d'autres sentiments encore...



Nous te saluons, maintenant, et nous te saluerons encore, belle âme...



JE SAIS C EST LONG ET JE VOUS IMPOSE PAS DE LE LIRE. C'était un peu un article égoïste, pour libérer un peu de tout ça...





 





 
 

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Published by les mots de Chris - dans Animaux
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commentaires

souscrire mutuelle 22/10/2009 10:14


qu'il est mignon


les mots de Chris 22/10/2009 11:53


merci...

elle était mignonne et le restera dans nos coeurs...


telle 21/07/2009 15:08

Un petit bisou d'homer à tes boubous !!! on ne s'en lasse pas de les voir !!!!

les mots de Chris 21/07/2009 15:17


bonjour!!!!!!

merci beaucoup, les boubous sont toujours ravis d'avoir de vos nouvelle,s de vos coucous et de vos bisous....



on espère qu'Homer et sa petite tribu vont bien!!!!


TAOMUGAIA 16/07/2009 22:33

Comme Morsli, j'ai beuacoup de mal à regarder les quelques photos de mes disparus.Je les ai toutes, de qualité médiocre, mais je ne les regarde pas. A chaque fois mon coeur se serre et ma journée est plombée.Tu devines que nous partageons la même sensibilité. Toi ce sont ces chiens avec ces drôles d'oreilles, moi les chats.Nous sommes tellement eux...

les mots de Chris 17/07/2009 02:53


merci merci Tao....

je crois deviner que tu es un de ceux qui comprend et partage cela...






toutes mes penséesà tes chats....




et c'est tout à fait ça... nous sommes eux!!!!!


Xéna, une amie qu'on adore, leur a même spontanément donné des surnoms à chacun...




Tatoo 15/07/2009 16:10

Je me rappelais bien que c'était autour du 14 juillet.....Ton article 'témoignage biographie ' est poignant de réalisme.....A la fois remplie de tristesse et d'amour, tout ce qui résume ces souvenirs.......Tu sais que je te comprends et je suis sans mots!!!Tu as déjà tellement tout dit......De tout coeur avec Ava......qui brille bien fort ds le ciel et veille sur vous tous qui l'avait tellement bien accueillie...........................Bisouilles.

les mots de Chris 15/07/2009 16:46


oui en effet, on en avait parlé... je te remercie encore...
je sais que tu nous comprends fort bien...

merci encore à toi et comme tu dis Ava n'est jamais très loin finalement...


Armide 15/07/2009 12:36

Très émue par ce témoignage où j'ai ressenti tout l'amour contenu dans ces propos emplis de tendresse, d'espoir, de révolte et d'acceptation.Ava a connu une famille aimante ; elle a été heureuse dans son malheur. On ne peut que caresser les souvenirs tout chauds, tout doux, de ces moments magiques d'intensité qui n'appartiennent à personne d'autre.

les mots de Chris 15/07/2009 12:42


merci beaucoup Armide, tes propos font chaud au coeur...



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