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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 11:40
Qui ne connaît pas la déclaration des droits de l'Homme et di citoyen?QUi ne connait pas le déclaration des droits de l'enfant?

Mais qui connaît la charte universelle des droits de l'animal....?????


Petit Rappel....




                                                               PRÉAMBULE:

Considérant que la Vie est une, tous les êtres vivants ayant une origine commune et s'étant différenciés au cours de l'évolution des espèces,
Considérant que tout être vivant possède des droits naturels et que tout animal doté d'un système nerveux possède des droits particuliers,
Considérant que le mépris, voire la simple méconnaissance de ces droits naturels provoquent de graves atteintes à la Nature et conduisent l'homme à commettre des crimes envers les animaux,
Considérant que la coexistence des espèces dans le monde implique la reconnaissance par l'espèce humaine du droit à l'existence des autres espèces animales,
Considérant que le respect des animaux par l'homme est inséparable du respect des hommes entre eux,

IL EST PROCLAME CE QUI SUIT :

Article 1
Tous les animaux ont des droits égaux à l’existence dans le cadre des équilibres biologiques.
Cette égalité n’occulte pas la diversité des espèces et des individus.

 

LE VIVANT COMPREND TOUS LES ANIMAUX HUMAINS ET NON HUMAINS...ON EST UNE SEULE ET MEME ESPECE NE L OUBLIONS PAS...

Article 2
Toute vie animale a droit au respect.

 

PUISQUE NOUS RESTONS DES ANIMAUX (et ce n'est pas péjoratif du tout mais il faut s'en souvenir) RESPECTONS TOUTE VIE AU MEME TITRE (en tous cas celles qui ne tuent pas et ne torturent pas par plaisir...!!!)

Article 3
1- Aucun animal ne doit être soumis à de mauvais traitements ou à des actes cruels.
2- Si la mise à mort d’un animal est nécessaire, elle doit être instantanée, indolore et non génératrice d’angoisse.
3- L’animal mort doit être traité avec décence.

DE MON POINT DE VUE LA MISE A MORT D UN ANIMAL N EST JAMAIS NECESSAIRE...

(sauf peut être dans de très rares cas... si la vie d'un animal n'est plus que souffrance, et qu'il n'y a pas d'autres possibilités, alors l'en libérer est un choix... incroyablement dur à faire... mais peut-être nécessaire...)

Article 4
1- L’animal sauvage a le droit de vivre libre dans son milieu naturel, et de s’y reproduire.
2- La privation prolongée de sa liberté, la chasse et la pêche de loisir, ainsi que toute utilisation de l’animal sauvage à d’autres fins que vitales, sont contraires à ce droit.

COMMENT SUPPORTE T ON LA PRIVATION DE LIBERTE ANIMALE PLUS QUE LA PRIVATION DE LIBERTE HUMAINE?

Article 5
1- L’animal que l’homme tient sous sa dépendance a droit à un entretien et à des soins attentifs.
2- Il ne doit en aucun cas être abandonné, ou  mis à mort de manière injustifiée.
3- Toutes les formes d’élevage et d’utilisation de l’animal doivent respecter la physiologie et le comportement propres à l’espèce.
4- Les  exhibitions,  les spectacles, les  films utilisant des animaux doivent aussi respecter leur dignité et ne comporter aucune violence.

IMAGINONS L ANIMAL EN ALTER EGO... (puisque l'on a un penchant assez naturel pour l'égocentrisme)

Article 6
1- L’expérimentation sur l’animal impliquant une souffrance physique ou psychique viole les droits de l’animal.
2- Les méthodes de remplacement doivent être développées et systématiquement mises en œuvre.

ELLES EXISTENT. LA ENCORE L EXPERIMENTATION ANIMALE N EST PAS LA SEULE VOIE ELLE N EST PAS NECESSAIRE....

Article 7
Tout acte impliquant sans nécessité la mort d’un animal et toute décision conduisant à un tel acte constituent un crime contre la vie.


(VOIR ARTICLE 1)

Article 8
1- Tout acte compromettant la survie d’une espèce sauvage, et toute décision conduisant à un tel acte constituent un génocide, c’est à dire un crime contre l’espèce.
2- Le massacre des animaux sauvages, la pollution et la destruction des biotopes sont des génocides.

 

EH OUI DES GENOCIDES. DE TELS TERMES NE SONT PAS RESERVES AUX SEULS ANIMAUX HUMAINS...

Article 9
1- La personnalité juridique de l’animal et ses droits doivent être reconnus par la loi.
2- La défense et la sauvegarde de l’animal doivent avoir des représentants au sein des organismes gouvernementaux.

 

ON EST ENCORE TRES LOIN DE L IDEAL EN CE DOMAINE...

Article 10
L’éducation et l’instruction publique doivent conduire l’homme, dès son enfance, à observer, à comprendre, et à respecter les animaux.

 

IL EST DE NOTRE DEVOIR DE RESPECTER APPRENDRE COMPRENDRE LA VIE ANIMALE ET SURTOUT DE L APPRENDRE A NOS PAIRS NOS DESCENDANTS...

 

 

La Déclaration Universelle des Droits de l'Animal a été proclamée solennellement à Paris, le 15 octobre 1978, à la Maison de l'Unesco.
Son texte révisé par la Ligue Internationale des Droits de l'Animal en 1989, a été rendu public en 1990.




CROYEZ VOUS SINCEREMENT QU ELLE SOIT RESPECTEE??????????????



POUR EUX...






....ET POUR TOUS LES AUTRES...


MERCI

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Published by les mots de Chris - dans Animaux
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commentaires

Dingo 18/11/2009 18:17



Fin de chez fin

n'est pas légitime dans le cadre de leur morale humaniste et qu'il ternit l'image douce et généreuse qu'ils aiment avoir d'eux-mêmes, alors qu'ils ne veulent pas pour autant renoncer aux
« preuves » sanglantes de leur supériorité. Ces déclarations de respect et de dignité, c'est à eux-mêmes qu'ils les adressent en fin de compte, car sans doute leur ennemi n'est pas
l'animal, c'est un ennemi intérieur, c'est leur mauvaise conscience, qu'il convient d'endormir avec les incantations rituelles d'usage.


Cette Déclaration française est un obstacle de plus qu'aura à surmonter une vision nouvelle du monde qui ne soit
véritablement plus spéciste ni humano-centrée. Si je ne souhaite pas à ses auteurs de se faire manger, j'espère par contre de tout coeur que leur entreprise sera couronnée d'échec, et que c'est
l'idée même que les humains valent nécessairement plus que les animaux qui sera un jour battue en brèche, avec toutes les conséquences heureuses imaginables.



Dingo 18/11/2009 17:44



Suite et fin

Mais là où les choses se compliquent, c'est que la LFDA s'attaque elle aussi au spécisme ! C'est en fait qu'elle en donne à diverses reprises d'étonnantes définitions. Ainsi, d'après un
petit texte joint à la Déclaration et intitulé L'esprit de la Déclaration, le spécisme


consiste à adopter une attitude différente selon les espèces, à détruire les unes en protégeant les autres, à déclarer
certaines « utiles » et d'autres « nuisibles » ou « féroces », à réserver « l'intelligence » à l'homme pour n'accorder à l'animal que
« l'instinct ». C'est le spécisme qui a conduit l'homme à penser que l'animal ne souffrait pas comme lui-même (...)


Voici encore la qualification complète du spécisme telle que l'énonce Jean-Claude Nouët, président de la
LFDA :


[La Déclaration] vise à exclure le spécisme, dû à la hiérarchie que l'homme a créée à son propre usage, et selon
ses critères anthropomorphiques, en comparant les espèces du monde vivant à sa propre espèce, attribuant à des frères « inférieurs » des qualificatifs tels que nuisible ou utile, leur
conférant des caractéristiques telles que la méchanceté, la férocité, la laideur, la sournoiserie, la paresse, l'intelligence ou la stupidité, et distinguant parmi eux des animaux
« supérieurs » et des animaux « inférieurs ».


Or, une telle hiérarchie est arbitraire, spéciste et ne correspond à aucune réalité scientifique. En s'opposant au
spécisme, la Déclaration Universelle s'oppose à l'inégalitarisme des droits qui en découle, c'est-à-dire à la différence des droits à l'existence que possèderaient les espèces ainsi
hiérarchisées.


La science contemporaine a largement démontré que chaque être vivant a sa place dans la biosphère, (...)8.


Dans ces définitions du spécisme, il n'est pas question, une fois de plus, des individus mais seulement des espèces, et les
discriminations fustigées sont en premier lieu celles que fait l'Homme entre les diverses autres espèces animales. Le spécisme serait de considérer que la survie de l'espèce
éléphant est plus importante que celle de l'espèce renard, et non plus de considérer que les intérêts d'humains priment nécessairement sur des intérêts d'animaux ; l'ancien texte de1977 ne
trouvait pas mieux à dire que : « C'est par spécisme que l'âne est malmené et non le cheval (...) ». Le spécisme, selon eux, « consiste à adopter une attitude différente selon
les espèces » animales, humains exclus, et accessoirement, à opposer « intelligence » humaine et « instinct » animal, ce qui est la seule allusion directe, au
demeurant fort bénigne, à la domination humaine sur les animaux. C'est que le détournement de sens est total.


La conception du spécisme que propage la LFDA est si évidemment spéciste, et laisse si clairement de coté les plus importants
aspects de la domination des humains sur les animaux, qu'on ne peut songerqu'ils'agitlà d'une idiotie sincère. Le mot spécisme est pourtant simple à comprendre pour qui connaît les mots racisme
ou sexisme. C'est quand il cherche à se dire non raciste que le raciste émet des définitions du type : « le racisme consiste à traiter différemment les esclaves jaunes et les esclaves
noirs » ; ou qu'il proclame que « chaque race a sa place dans le monde ». De même, c'est parce qu'il est spéciste que J. C. Nouët travestit le sens du mot spécisme. Notre
langue conditionne pour une bonne part notre vision du monde et nos possibilités de le penser, et de telles manipulations du langage - le terme spécisme étant un terme clé dans la lutte contre la
domination des humains sur les animaux - peuvent être lourdes de conséquences. Et les auteurs de la Déclaration n'ignoraient manifestement pas la signification réelle du mot, puisque
dans la bibliographie d'un rapport qu'ils ont publié en 1982, ils citent en première ligne le livre Animal Liberation de Peter Singer, difficile à contourner9. Par contre, ils oublient de mentionner The Case for Animal Rights de Tom Regan, parce qu'il faut que dans l'esprit du public
français, « droit de l'animal » ne se réfère qu'à leur propre oeuvre.


Doit-on jeter la Déclaration au panier ?


Cette Déclaration est donc une déclaration de bonnes intentions qui en masque de fort mauvaises. Elle ne remet en cause
ni le spécisme, ni l'anthropocentrisme, ni l'essentiel de leurs tragiques conséquences, mais elle se donne des allures de le faire. C'est une entreprise de consolidation de ce qu'on peut encore
sauver de notre suprématie réelle et surtout de notre supériorité imaginaire sur les animaux, à travers une proclamation qui sous des couverts bien intentionnés et sur le modèle des Droits de
l'Homme vise à sacraliser et rendre inattaquables nos comportements de domination. Une entreprise de sauvetage, de la part d'humains qui sentent bien que leur comportement général envers les
animaux



les mots de Chris 18/11/2009 20:01


DIngo... je prendrai le temps de tout lire bien comme il faut et d'analyser... ton analyse...

vois tu je viens d'apprendre que dans l'une des associations à laquelle je suis affiliée, pour le replacement d'animaux, une responsables aurait apparemment commis malversations et méfaits...

comment ne pas désespérer quand même ceux qui sont censés oeuvrer pour le respect animal n'en n'ont que faire????

je crois de plus en plus qu'il faut établir des règles au moins aussi strictes (voire davantage) que celles que l'on établi pour nous humains...
même espèce, mêmes combats, même règles...



Dingo 18/11/2009 15:02



Suite


Et il y a aussi la brochure Violence et Droits de l'Animal (1985) qui retranscrit les textes de trois conférenciers. Le premier, R. Mallet, dans Tradition et cruauté,
affirme :


À l'heure actuelle, nombre de façons de tuer les animaux ou de les faire souffrir prétendent devoir être préservées au nom
de la tradition. Elles se situent dans deux espaces : la chasse et le spectacle.


Une manière de plus d'évacuer totalement la boucherie et la pêche ! Mais le même auteur en parle par la suite, répondant
aux défenseurs des corridas qui arguent qu'on mange bien les boeuf :


La réplique doit être nette et cinglante : l'abattoir correspond à une nécessité alimentaire, la corrida à un
jeu.


Comme si manger de la viande n'était pas aussi « gratuit » que d'assister à une corrida ! C'est seulement plus
banal. Et peut-être la réplique de R. Mallet doit-elle être d'autant plus cinglante qu'il faut intimider l'adversaire (qui n'est pas plus sot qu'un autre lorsqu'il y trouve intérêt) pour qu'il ne
ricane pas de ce genre d'arguments !


Et enfin, dans un autre texte de la même brochure, Santé et violence sur l'homme et l'animal, J. Proteau, médecin, est
tout aussi « net » :


En ce qui concerne l'utilisation à des fins alimentaires des animaux destinés à la boucherie ou à la charcuterie, il
faudrait être un végétarien particulièrement intolérant pour y opposer, pour soi et les autres, une condamnation et un refus total et définitif. Le choix d'un régime strictement végétarien répond
à des motivations personnelles relevant de la liberté individuelle, qu'il s'agisse de raisons diététiques estimées valables par les intéressés, ou de raisons basées sur des convictions
idéologiques profondes et respectables. Cependant, deux remarques s'imposent : tout d'abord, l'Histoire nous fournit plusieurs exemples de farouches végétariens qui se comportèrent par
ailleurs en tyrans sanguinaires, et ne respectèrent guère la vie humaine ou animale. D'autre part, et ceci est plus important, la privation d'alimentation carnée comporterait à l'évidence, pour
certains malades en particulier et pour tous les Hommes en général, des risques de carence en certains apports alimentaires indispensables à la santé individuelle (...) Il faut donc bien
reconnaître que l'utilisation alimentaire actuelle de certains animaux est légitime parce qu'en partie nécessaire à la survie de notre espèce.


Nous avons l'habitude d'entendre de telles allusions graveleuses au fait que « Hitler était végétarien ». On retiendra
simplement que ici que la LFDA cherche ouvertement à salir le végétarisme, et doit donc estimer qu'être mangé fait partie des droits des animaux.


La suite de ce texte passe en revue différents types de vivisection, puis ajoute :


Mais il est bien certain qu'en l'état actuel de la Science, les techniques évoquées ci-dessus ne peuvent pas résoudre tous
les problèmes. Il est donc non moins évident que pour faire progresser la Science thérapeutique en particulier, il est encore nécessaire d'avoir recours à l'utilisation d'animaux de laboratoire.
Ne pas l'admettre relèverait d'une conception sectaire et intolérante.


Évidemment, il ne lui vient pas une seconde à l'esprit que l'on puisse mettre en balance les intérêts des humains malades que
pourrait, éventuellement, sauver cette science thérapeutique qu'il magnifie d'un « S » majuscule, et les intérêts des innombrables animaux qui, eux, sont sûrs d'y passer.


La LFDA et le
spécisme


Pour les gens de la LFDA, il est donc intolérant et sectaire de ne pas trouver juste de faire à un animal ce qu'on ne juge pas
bon de faire à un humain. Voilà qui nous ramène au spécisme : au fait d'appliquer aux individus sensibles des règles morales différentes en fonction de l'espèce à laquelle ils appartiennent
(et généralement, selon qu'ils sont humains ou non). La position de la LFDA est spéciste, et se résume ainsi : il est inutile (ou dégradant, irrespectueux, indécent...) pour les humains de
tuer ou de faire souffrir les animaux plus qu'il ne leur est « nécessaire ». La « Déclaration des Droits de l'Animal » est censée coexister avec la Déclaration des Droits de
l'Homme, ce qui montre que les droits fondamentaux tels que les conçoit la LFDA dépendent de l'espèce - et de plus, ces droits de l'animal (non humain), déjà dérisoirement faibles par eux-mêmes,
ne valent plus rien du tout face aux Droits de l'Homme :


J'ai montré que dans la plupart des cas ces deux types de droits [humains et animaux] vont main dans la main. Ce n'est que
dans des conditions particulières - comme dans le cas de l'expérimentationa animale - que ces deux types de droits entrent en conflit et dans ce cas, bien sûr, les droits humains doivent être
préservés en premier7.


Le spécisme ne peut être mieux résumé que par cette citation, dont le « bien sûr » joyeux constitue le
joyau !




Dingo 18/11/2009 14:17



Suite

Il s'agit là d'une déclaration de droits étonnamment indéfinis, sujets à toutes controverses, suffisamment vagues et contradictoires pour autoriser toutes les interprétations. Les droits
particuliers contredisent les droits généraux, etc. Étonnant texte qui, se voulant un document sérieux et faisant tout pour apparaître comme tel5, ne peut être utile en quoi que ce soit, aux animaux du moins. Et qui, bien pire, ne semble
vouloir parler en leur nom que pour accepter les formes les plus graves de la domination qui s'exerce à leur encontre.


Le style général de la Déclaration


Mais le style lui-même de la Déclaration présente un intérêt, en ce qu'il s'écarte fort peu de celui habituel à l'idéologie spéciste. L'oppression des animaux non humains,
comme toute autre forme d'oppression, diffuse toute une vision du monde qui lui correspond, et dont la première et nécessaire caractéristique est de nier, cacher, oublier ou déformer les intérêts
des opprimés, entre autres en plaquant sur leur réalité vécue une forte symbolique qui l'éclipse. Ainsi, les animaux sont toujours appréhendés à travers ce qu'ils représentent symboliquement, que
ce soit la Nature ou la Sauvagerie, par exemple, et ces représentations priment toute réalité vécue telle qu'on peut aisément l'imaginer. Ce sont à ces représentations que l'on accorde une
valeur, ce sont elles qui suscitent en nous l'émotion, c'est à elles que nous sommes attachés, et jamais à l'être sensible bien vivant qui leur sert de support dans notre imaginaire. Le préambule
de la Déclaration est net à cet égard : si les animaux sont pris en considération, c'est essentiellement en tant que représentants, manifestations, incarnations de
globalités toutes plus universelles les unes que les autres, de notions à forte charge positive, religieuse ou mystique, comme la Nature (et son équilibre), la Vie, les espèces, l'évolution...


Pour prendre en compte les intérêts d'un être, il faut qu'il ait des intérêts ; et on voit mal quels intérêts il peut avoir s'il n'est pas sensible à la douleur et au plaisir, s'il ne peut
ni souffrir ni être heureux. Il n'a même pas intérêt à survivre. Il « réagit » ou ne « réagit » pas, mais on ne peut pas parler d'intérêt. C'est en ce sens qu'il me semble par
exemple pour le moins aventureux de parler de l'intérêt des plantes, et plus encore de celui de la Nature. Mais de la sensibilité des animaux, il n'est question que de façon furtive dans le
préambule de la Déclaration. Là, comme dans le reste du texte, elle n'est qu'un critère parmi tant d'autres, qui n'a même pas la majesté de la référence à la Vie, etc.


La LFDA et la boucherie


La Déclaration se réfère continuellement aux notions de respect, de décence ou de dignité, qui ont un sens surtout pour l'homme, et qui n'étant pas définies dans le texte et
ne pouvant l'être par les animaux, restent suspendues dans le ciel des idées floues.


Ainsi, les droits proclamés nous disent que « l'animal mort doit être traité avec décence », que « toute vie animale a droit au respect », qu'on doit « respecter leur
dignité »... alors que l'animal mort ne peut qu'être indifférent à toute cette courtoisie, tout comme encore vivant il préférera pouvoir continuer à le rester, et ceci dans de bonnes
conditions, plutôt qu'être l'objet d'un respect abstrait tout en étant élevé pour la boucherie. Si les membres de la LFDA veulent respecter l'animal, ce n'est donc pas pour
l'animal - cela n'a donc pas sa place dans une déclaration de droits de l'animal -, c'est pour eux, pour maintenir, à leurs propres yeux, leur
dignité d'humains.


Il me semble que si la LFDA insiste tant sur le respect, c'est justement pour noyer l'absence de condamnation de la pratique humaine qui, avant toutes les autres, dans la réalité, tue et fait
souffrir le plus d'animaux : la boucherie et la pêche. Le fait de manger des animaux, pour lequel on tue pour a priori trois fois rien, pour un bon goût sur la langue et sous les dents.


La boucherie concerne près d'un milliard d'animaux qui naissent, sont élevés, puis tués chaque année en France. Elle « consomme » cent fois plus d'animaux que la vivisection, les
conditions de vie dans les deux cas étant souvent comparables. La pêche, elle, concerne un nombre d'animaux encore plus astronomique. Le fait de manger les animaux est la forme la plus massive
d'exploitation et, par ailleurs, la plus facile à arrêter.


Et de cette question, qui, pourtant, concerne les animaux plus que toute autre, où en est-il question dans la déclaration ? Dans l'article 5, alinéa 2, dont on ne sait
s'il se réfère à la boucherie, ou plus probablement simplement aux chiens-chats ? Est-il plus important de parler des animaux utilisés dans les films que de dire au moins quelque chose de
clair à propos de la viande ?


Si ni le mot « viande » ni celui de « boucherie » n'apparaissent dans la Déclaration, ce n'est pas un hasard. Georges Chapouthier6, personnalité importante de la LFDA, m'a avoué de vive voix que le but du remaniement de la
Déclaration en 1989 était de « satisfaire les Anglais », qui désavouaient l'article 9 du texte de 1977, lequel article parlait
de « l'animal élevé pour l'alimentation » en avalisant clairement cet élevage. La décision de la LFDA n'a pas été de revoir sa position sur ce sujet, mais de remanier le texte de façon
à masquer le problème. Façon ô combien honnête de le régler ! Tous les documents de la LFDA d'avant 1989 sont au contraire très clairs sur le sujet, et elle les diffuse toujours :
ainsi, dans un rapport intitulé La suralimentation carnée et ses risques (1985), on trouve, à propos de la viande, la Déclaration sur l'éthique
alimentaire que la LFDA a co-rédigée et co-signée, qui nous dit :


Considérant que l'espèce humaine est une espèce omnivore et que son alimentation naturelle ne saurait se passer totalement des produits d'origine animale...


et, plus loin :


Le végétarisme chez l'enfant et le végétalisme sont des pratiques alimentaires incompatibles ou difficilement compatibles avec une physiologie normale. L'enfant doit bénéficier durant ses
premières années d'un régime suffisamment riche en protéines animales, sous peine de lésions irréversibles endommageant gravement sa santé physique et mentale.


Ces allégations-là sont scandaleuses. Même le végétalisme pour les enfants est tout à fait possible moyennant quelques précautions appropriées, qui sont de toutes façons de mise dans
l'alimentation des enfants. Les médecins et les biologistes qui ont participé à l'élaboration de ce texte ne pouvaient être que de mauvaise foi, ou incompétents.


L'aspect positif de ce texte est qu'il n'interdit pas le végétarisme pour les adultes, voire, il le respecte :


le végétarisme chez l'homme adulte constitue une pratique alimentaire respectable...


Merci !


Et il y a aussi la brochure Violence et Droits de l'Animal (1985) qui retranscrit les textes de trois conférenciers. Le premier, R. Mallet, dans Tradition
et cruauté, affirme 



les mots de Chris 18/11/2009 20:01


promis je prends le temps de lire...
dès que je peux et que j'ai la tête libre...

ça me paraît trop important pour être négligé...


Dingo 18/11/2009 11:23


Je lis également que certaines et certains sont contre l'euthanasie dans les refuges.

Que proposent-ils en substitution ? Comment gèrent-ils alors ?

Je me demande souvent si la notion même de "refuges" n'est pas la poubelle d'une certaine bonne conscience humaniste et s'ils ne devraient pas être purement et simplement supprimés. Un
tout euthanasie quoi...

Moi je ne sais pas gérer la misère, la douleur et la fin de tout. Les refuges sont le tonneau des danaïdes du désespoir et l'on nettoie chaque jour  la poubelle des autres.


les mots de Chris 18/11/2009 11:40


je relis ton commentaire précédent, avec ton analyse sur les autres articles...

en fait, pour ce qui est de l'euthanasie dans les refuges, honnêtement ça me tue de savoir ça... mais évidemment je n'ai pas de réponse toute faite...

la meilleure réponse serait évidemment des moyens sans fin, des espaces sans fin et de la dévotion sans fin pour ces pauvres malheureux qu'en effet d'autres n'ont pas eu le courage, l'intelligence,
la volonté, le coeur, de garder auprès d'eux comme de vrais compagnons, des alter ego...

pour ma part je continuerai toujours à trouver qu'il est encore bien trop facile de se débarrasser des animaux que l'on a soi disant un jour aimé comme sa propre vie...

tout ce que je peux faire pour l'instant, à mon niveau, c'est

1. aller donner des coups de mains de temps en temps même si ces animaux dans des cages ça me déchire l'âme
2. faire des dons, au moins deux fois par an, de nourriture, couvertures, et autres pour les structures qui en ont terriblement besoin
3. tenter de sensibiliser, informer, alerter
4. faire partie d'assos qui tentent de replacer des animaux...

je sais la lutte est si difficile et apparaît presque "vaine", tant qu'il n'y a pas de vraie législation qui soit respectée... et aussi tant que l'être humain considèrera qu'il est supérieur à
tout...

l'euthanasie, je l'ai vue une fois, j'espère ne jamais avoir à revoir ça... tellement vivre avec l'idée d'avoir "dû" donner la mort, même pour soulager de la vie, est atroce...

mais pourquoi accepter si facilement pour l'animal ce que l'on refuse si ardemment pour l'humain????


tant que toutes ces lois seront différentes alors l'antispécisme aura du mal à se faire entendre...
 


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