Plaisirs d'écrire, de lire, de photographier, de créer, d'échanger, de s'étonner, de faire plaisir... ou besoin de dénoncer. Et de raconter la vie rocambolesque du "Pech de Boubouland"...


Serein, je survolerais le monde sans peine.
Marsouin, j’exulterais quand la mer se déchaîne.
Poulain, j’aurais convoité l’horizon, sans rênes.
Manchot, j’aurais exploré, hâtif, ma banquise.
Levraut, j’aurais ignoré la pluie et la bise.
Chiot, j’aurais subi une certaine ethnie, ses traîtrises.
Animaux, fuyez, si vous pouvez, sa bêtise…
Je suis un piètre humain. Ma liberté : tous les tuer.
Simple prédateur universel, parfois hué.
Mon seul vil plaisir, vil, vers les richesses me ruer.
Détruire, piller, devant mes confrères, muets.
Dame nature, que m’as-tu donc fait, ainsi né ?
De n’être qu’un homme, serais-je un jour pardonné ?

Une insoupçonnable lutte.
Installée près d’une butte,
Je laissai Râ me courtiser.
Utopique, j’imaginai…
Sa chaleur suave sur ma peau
Accompagnait mon doux repos,
Ainsi, je me plaisais, bercée.
Puis Eole m’a caressée…
Sa fraîcheur me surpris, figée.
Un conflit abrupt s’engageait,
Je savourais la magie, née
Noyée dans la futilité,
Frappée d’effrayantes froideurs,
D’une insoutenable lourdeur,
Je sombrais en réalité.
Eole et Râ m’ont rassurée :
Râ a dessiné mon ombre
Puis ôté les zones sombres,
Je pris le sentier qu’il m’offrait.
Eole s’est mis à souffler
De toute sa douce force.
Ils ont pensé mon écorce,
Que la vie avait ébréchée